Parce que : lettre d’amours aux Brits

« Parce que » :  lettre d’amour aux Brits

Ne pensez pas que vous soyez les seuls à vouloir partir, tout foutre en l’air : après moi le déluge !  Si demain nous étions soumis à la même question, nous aurions sans doute envie de faire la même chose. Out ! Les uns parce que pas assez sociale, les autres parce qu’elle ouvre ses frontières à tous les vents ; les uns parce que l’Union européenne coûte plus qu’elle ne rapporte, les autres parce qu’elle n’aide pas suffisamment les faibles contre les puissants.

Si d’ailleurs, vous vous décidiez pour le grand départ, m’est avis que beaucoup voudront vous suivre. Parce que les Grecs en ont marre de l’austérité, parce que les Irlandais préfèrent garder leur régime fiscal, parce que les Hongrois n’ont pas envie de se faire envahir par les réfugiés, parce que les Allemands pourraient finalement s’en passer et parce que les Français ont le moral dans les chaussettes et que l’Union européenne doit bien y être pour quelque chose…

Et puis après ? Après, on verra bien. Pas besoin d’écouter les cassandres qui prédisent la fin du monde si d’aventure vous mettiez un doigt de pied dehors. On finira bien par s’adapter.

Et pourtant…

Et pourtant, je ne veux pas que vous partiez. Parce que j’ai appris l’anglais avec les Beatles, Wham et Captain Sensible ; parce depuis que Marks & Spencer a rouvert ses portes, je peux acheter des scones et des beans pour le petit déjeuner ; parce que les Monty Pythons sont plus drôles que les autres ; parce que « le Prisonnier » a forgé mon identité en me rappelant que je ne suis pas un numéro, je suis un homme libre ; parce que « Skins » est la série sur les adolescents qui n’est ni débile, ni simpliste ; parce que j’aime chanter (mal) les chansons d’Adèle ; parce que la pop c’est anglais ; parce qu’il y a des monstres dans vos lacs ; des écoles de sorciers dans vos livres ; parce que vous êtes à nos côtés depuis des décennies; parce que vous êtes fous et que c’est bon ; parce que vous êtes sensés et que c’est bien ;  (à compléter)

 

parce qu’on se chamaille depuis toujours et que ça finit par créer des liens, comme au sein d’une famille agaçante.

Bien sûr vous êtes libres, libres de nous quitter. Mais quand même. Moi, je vous aime et je préfère quand on est ensemble. Restez, s’il vous plaît.

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